| 1675_979acb-30> | 1675_aedb97-55> |
Les années mortes
« En réalité, comme il arrive pour les âmes des trépassés dans certaines légendes populaires, chaque heure de notre vie, aussitôt morte, s’incarne et se cache en quelque objet matériel. Elle y reste captive, à jamais captive, à moins que nous rencontrions l’objet. A travers lui, nous la reconnaissons, nous l’appelons, et elle est délivrée.«
Marcel Proust, « Contre Sainte-Beuve » (préface)
L’inventaire d’objets anodins ou familiers – une valise toute cabossée, une boîte en fer-blanc, un porte-plume, une blouse grise, etc. -, comme autant de débris surnageant à la surface du temps, sert de prétexte à une succession de plongées dans les profondeurs d’un passé oublié. Avec le recul, le narrateur s’arrête sur les moments forts d’une époque où, dès son plus jeune âge, il fut relégué dans une obscure et sinistre pension. De cette enfance partagée entre, d’un côté, l’apprentissage de la solitude, la détresse morale et la vindicte du pion et, de l’autre, l’angoisse du double et la mise en forme de rêves chargés de faire écran à la réalité, naît une passion contrariée pour les livres et, à la faveur de ce manque, pour l’écriture conçue tout à la fois comme félicité et châtiment…
Jusqu’à ce que, et les premières amours aidant, cette volonté têtue de s’en sortir débouche, à l’approche d’un certain printemps, sur une révolte qui n’attendra plus très longtemps avant que de se déclarer.
|
Date 1675_22951c-51> |
2004 1675_199032-dd> |
|
Éditions 1675_d2825b-2e> |
Grasset, 272 p. 1675_4a6523-92> |
|
Type 1675_b0bb33-be> |
Roman autobiographique 1675_df0e9c-83> |
|
Catégorie 1675_7e13cc-30> |
Littérature, introspection, littérature 1675_4bfda4-b2> |

Continuer le voyage…

Autobiographie semi-fictive

La tache
aveugle








































